Du papyrus au parchemin, du parchemin au papier.

L'histoire du livre manuscrit, intimement liée à celle de la société et de la culture, est inséparable de l'évolution des illustrations. Si le texte en occupe une place importante, les enluminures nous permettent de pénétrer dans le monde de la communication non écrite. Depuis l'Égypte ancienne jusqu'à la Renaissance, cet art apporte sa lumière à la parole. Chaque miniature nous entraîne dans une aventure inattendue, nous conduit au cœur d'un monde peuplé de formes et de couleurs, où, fantaisie et imagination côtoient symbolisme et allégorie.

LE PAPYRUS.

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Papyrus égyptien.

Le plus vieux papyrus retrouvé, date de l'ère du pharaon Khéops, qui régna sur Kemet « le pays de la terre noire » il y a plus de 4 500 ans.

À cette époque, l'Égypte (Kemet) fournissait une abondante production littéraire dont le papyrus en sera le support.

Espèce du genre des Cypéracées, Cyperus Papyrus est considérée comme l'une des premières plantes à avoir été utilisée par l'homme. 

Le cœur, partie tendre, servait à l'alimentation et aux préparations médicinales; les feuilles longues et étroites tressées en couronne étaient offertes aux divinités; les tiges et les racines permettaient la confection d'objets usuels (table, caisse, panier, barque, berceau… ) ; l'écorce fournissait des fibres pour le tissage des vêtements, des voiles et par ailleurs pour fabriquer cordes, ceintures et mèches.

Cette plante palustre, très abondante dans le Nil, fournit aussi le support de l'écriture et de l'illustration en usage dans tout le monde antique. La technique de fabrication longue, compliquée et minutieuse était un monopole d'État dont le secret fut jalousement gardé.

De longs rubans (philiræ) prélevés dans la tige étaient placés côte à côte, mouillés et recouverts d'une seconde couche perpendiculaire (texendi tabor). 

Pressées, mises à sécher au soleil, martelées puis polies à l'aide d'un outil en ivoire, les feuilles compactes (plaguta) étaient ensuite divisées et coupées : de 12 à 32 cm de large pour une hauteur de 22 à 33 cm.

La cohésion était assurée par la substance adhésive contenue dans la plante. 

Pour être utilisées, ces feuilles étaient ensuite collées bout à bout de façon à former un rouleau (scapus ou volumen)

Les plus blanches et les plus souples (hiératiques) étaient destinées à l'écriture des textes sacrés, les plus communes étaient de couleur brune (leucosiques)

Composé d'une vingtaine de feuilles réunies, le livre égyptien était enroulé autour d'un cylindre de bois, d'os ou d'ivoire nommé "umbilicus" par les Romains. La longueur des rouleaux variait suivant les nécessités et pouvait atteindre 20 mètres (45 m pour certains).

L'action d'enrouler et de dérouler le manuscrit se nommait en latin plicare et explicare

Ce mot explicit a toujours, par la suite, signifié la fin d'un texte (celui d'Incipit en désignait le début).

La conservation des rouleaux s'effectuait dans d'étanches récipients de bois ou de terre imprégnés d'huile de cèdre afin de les préserver des insectes.

L'humidité était l'ennemi principal des papyrus. Ainsi, ceux qui furent déposés dans les tombes en terrain sec constituent la plus grande partie des papyrus qui nous sont parvenus.

Son usage se répandit en Grèce au Vᵉ siècle avant J.-C. (Les plus anciens retrouvés datent du IVᵉ siècle avant J.-C. La prestigieuse bibliothèque d'Alexandrie contenait près de sept cent mille rouleaux.) 

Enveloppés par une membrane d'écorce, les rouleaux étaient conservés dans les étuis de bois ou de pierre appelés bibliotecke, terme qui a ensuite désigné l'ensemble des livres conservés.

Lorsque les Romains assimilèrent la civilisation grecque, ils continuèrent la tradition de l'art du livre.

L'introduction du papyrus à Rome favorisa l'éclosion de la littérature latine, il remplaça les écorces d'arbres, les rouleaux de plomb et la toile utilisés alors.

Toutefois les Romains continuèrent longtemps à rédiger sur toile de lin les annales des pontifes (Libri Lintei).

Ainsi en Grèce comme à Rome d'importantes quantités de papyrus furent importées. Le monopole égyptien qui a duré plus de 3000 ans existait encore à l'époque de la conquête arabe, en 641 après J.C.

Vers le VIᵉ siècle après J.-C., la plante se raréfie. L'usage du papyrus, qui a été pratiquement universel jusqu'au IIIᵉ siècle après J.C., fut graduellement remplacé par le parchemin. 

Il a cependant continué à être utilisé par les chancelleries impériales et pontificales, par la cour carolingienne jusqu'au VIIIᵉ siècle, à Ravenne jusqu'au Xᵉ siècle et à Rome jusqu'au XIᵉ siècle.

Les illustrations sur papyrus qui nous sont parvenues sont assez rares. 

Pourtant, si l'enluminure est un art qui caractérise l'époque médiévale, il ne fut pas inventé, comme le vitrail, à cette époque. Les Grecs et les Romains possédaient des volumes illustrés, en particulier pour les textes scientifiques.

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Cyperus papyrus, au nord du Delta du Nil.

L'Égypte antique utilisait déjà les représentations graphiques. Ainsi, le célèbre papyrus du Museo Egizio Turin 55001 (Cat. 2031) « Kamasoutra » d'ancienne Egypte (environ 1150 av. J.-C.) évoque par l'image « l' Art d'aimer ».

Les rouleaux, qui accompagnaient les défunts dans la tombe pour leur servir de guide vers le royaume des morts, étaient décorés de figures peintes.

L'enluminure n'acquiert que tardivement une place honorable dans l 'histoire de l'art. Héritière de tout ce passé, elle puise ses racines dans les fibres du papyrus et s'abreuve à sa source, le Nil.

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Livre des morts.

DE LA PEAU AU PARCHEMIN.

La peau animale fut utilisée dès le début du IIIᵉ millénaire avant J.-C. en Égypte et en Mésopotamie. On employait des peaux de mouton, de chèvre, de veau mais également d'âne, de cerf, de daim, de gazelle ou d'antilope. 

Jusqu'au début de notre ère, ces peaux étaient de simples cuirs. Seule la surface d'implantation des poils est lisse, aussi ces rouleaux ne pouvaient être employés que d'un côté.

Les avis des historiens divergent quant au début de l'utilisation du parchemin. 

Selon certains, il aurait déjà été connu des Assyriens au 1ᵉʳ millénaire avant J.-C. 

D'après Pline, la Charta Pergamena, (le papier parchemin), fut inventé au IIᵉ siècle avant J.-C., à Pergame, ville d'Asie mineure.

C'est en effet à la bibliothèque des rois qu'on a attribué le mérite d'avoir adopté et généralisé son utilisation. 

Des rivalités opposaient les bibliothèques d'Alexandrie et de Pergame.

Pour y mettre un terme, Ptolémée Épiphane suspendit les exportations de papyrus en direction de Pergame.

Pour contrecarrer la mesure, un nouveau procédé de traitement des peaux s'y développa.

Les Romains lui donnèrent le nom de Pergamineum, d'où dérive le mot parchemin.

Cette appellation ne sera employée qu'à partir du IVᵉ siècle après J.-C. Auparavant le terme latin Membrana et grec Diphtera (Membrane), le désignait. 

Au Moyen Âge, il prit plusieurs noms, dont celui de Charta, qui s'appliquait tout d'abord au papyrus.

Le plus ancien parchemin qui nous soit parvenu est un fragment de « De Bellis Macedonicis » daté de la fin du 1er siècle et qui présente déjà la forme d'un codex. 

Des codices faits de peaux existaient dans l'Antiquité. Ainsi, dans une de ses lettres, Saint Paul demande à Timothée de lui rapporter des livres en parchemin qu'il avait laissé à Troade en Asie mineure. (2 - Timothée 4 13).

Le mouton et la chèvre, animaux les plus répandus, donnaient des parchemins de qualité ordinaire alors que le veau, l'agneau et le chevreau, fournissaient des feuilles plus souples. 

Avec des peaux d'agneaux on fabriquait des parchemins souples, fins, blancs et de qualité supérieure. (Charta Virginea)

Au sens strict du terme, le vélin désigne un parchemin fait de peaux de veaux morts-nés, de très jeunes veaux, ou encore de très jeunes chevreaux. 

L'aspect des parchemins pouvait alors être très divers : épais comme du cuir, fin comme du « papier bible », gris, jaunâtre ou très blanc.

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Préparation des peaux. (Photo Frédéric Dumas®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Parchemins. (Photo Frédéric Dumas®)

Sa qualité dépendait du traitement qu'il allait subir mais également du choix de la matière première. 

Le parchemin est fabriqué à partir du derme de la peau : 

Celle-ci se compose de trois couches distinctes :

  • l'épiderme, fine couche superficielle.
  • Le derme, couche principale dont provient le parchemin.
  • L'hypoderme, partie profonde du derme. 

Seul le derme, composé d'une couche papillaire (côté poils) : la fleur - et d'une couche réticulaire : la chair, sera conservé.

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Préparation des peaux. (Photo Frédéric Dumas®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Parchemins. (Photo Frédéric Dumas®)

Un codex du VIIIᵉ siècle conservé à la bibliothèque Capitulaire de Lucques (Toscane) nous renseigne sur la préparation des peaux : 

les peaux tannées étaient mises à ramollir dans de la chaux, grattées des deux côtés pour éliminer les traces de graisse, elles étaient ensuite frottées à la pierre ponce pour les amincir, les accrocs étaient couturés. 

Un autre manuscrit écrit en Allemagne au XIIIᵉ siècle (Londres, British Library. Harley 3915, f° 148 r) nous livre une recette de fabrication :

  • « Comment le parchemin est fait à partir de la peau.

    La peau provenant du veau est mise dans l'eau . Ajoute de la chaux, de telle sorte qu'elle morde cruellement la peau. Ceci doit nettoyer la peau et épiler les poils. Prépare un cadre circulaire et étends-y la peau. Expose la au soleil pour que l'humidité s'en échappe.

    Le couteau passe et enlève les poils et la chair / Et il rend la peau fine.

  • Prépare la peau pour faire des livres.

    D'abord coupe-la en feuilles carrées. Les feuilles sont groupées en cahiers de dimensions égales. Puis vient la ponce qui enlève ce qui est superflu. Enfin la craie qui empêche l'encre de couler. »

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Tension. (Photo Frédéric Dumas®)
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Herse. dessin R.Marlier
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Raturage du parchemins. (Photo Frédéric Dumas®)

Lavées, épilées à la chaux, relavées, tendues sur une herse. Écharnées., blanchies à la craie ou à la chaux puis raturées avant d'être poncées. Bien séchées, elles étaient ensuite découpées. On essayait de tirer d'une peau le plus possible de feuilles. Si un trou déparait on le reprisait ou on y collait une pièce (mouche). La peau ayant tendance à s'enrouler en direction de l'échine, le sens de la découpe était très important, ceci afin d'éviter que les feuillets ne cornent.

Les déchets issus de la découpe servaient à confectionner la colle de « brochette » (de parchemin).

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Cadrage. (Photo Frédéric Dumas®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Parchemins. (Photo Frédéric Dumas®)

Les opérations d'étirement et de séchage conjuguées sont primordiales dans l'élaboration du parchemin. En effet, il se produit à ce moment-là une modification complète de la structure du derme. Les fibres de collagène toutes entrelacées à l'état naturel se réorganisent en se plaçant les unes sur les autres parallèlement à la surface de la peau et dans le sens des tractions exercées sur elle lors du séchage.

Elles se disposent en couches lamellaires.

Cette déstructuration des fibres de collagène dépend de l'espèce de l'animal, de son âge, de son alimentation, du temps d'immersion dans les différents pelains (bains de chaux) et de l'intensité des forces mécaniques exercées.

Ainsi, le parchemin acquiert une structure bien différente de la peau initiale. Ce nouvel état est toutefois précaire. Sous l'effet de l'humidité, les fibres ont tendance à reprendre leur organisation d'origine, provoquant alors des déformations.

Contrairement au cuir, le parchemin est un support utilisable sur les deux faces.

Celui destiné aux codices était fin et lisse des deux côtés; beaucoup plus épais était celui qui servait aux documents écrits sur une seule face.

Les parchemins de grande qualité étaient parfois teintés. Les codices précieux étaient colorés en pourpre.

Le plus célèbre est le codex Argenteus, dont les lettres sont tracées en or et en argent (VIᵉ siècle).

Les exemplaires couleurs safran, noire, vert ou bleu étaient plus rares.

La grande résistance des feuillets autorisait l'effacement des textes et des illustrations. Pour ce faire, on les trempait dans du lait avant de les frotter à la pierre ponce. C'est ainsi qu'apparut ce qui prit plus tard le nom de palimpseste. (Codices Rescripti).

L'habitude d'employer des parchemins déjà écrits était très répandue aux VIIᵉ et VIIIᵉ siècles. Cette pratique s'explique par le prix élevé des matériaux.

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Parchemins stockés.
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Parchemins Dumas teintés.

Au Moyen Age, l'enlumineur ne recevait pas toujours des supports d'excellente qualité, comme le montre ce passage extrait du chapitre 12 de « De art illuminendi » 

  • ... Vous mettrez cette colle de poisson dans la bouche, en veillant à ne pas avoir mangé auparavant, ou que la digestion soit faite. Quand votre langue et la salive l'auront mouillé suffisamment.

    Vous en froterez les endroits à dorer… et même quelques-uns en frottent tout le dessin pour que les couleurs adhèrent mieux.

    Mais, quant à ce dernier emploi, il ne sera nécessaire que si vous avez affaire à du parchemin rugueux et où il y ait des poils ...» 


Il lui fallait alors apprêter son parchemin à la colle de poisson, ce qui n'est ni facile ni très agréable ! voire même utiliser des préparations composées de colle et de craie, de fiel de bœuf, ou encore de colle très diluée mélangée à du miel. ..

Le parchemin fut couramment utilisé dès le IVᵉ siècle. Il conservera le monopole de l'édition spirituelle littéraire et scientifique jusqu'au XIVᵉ siècle. 

En France les diplômes universitaires furent imprimés sur ce support jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle.

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Le parcheminier (Bible de Hambourg 1255 - Bibliothèque Royale de Copenhague - GKS 4, folio 183r). Réalisation R. Marlier
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Moine copiste, le traçage des lignes, le découpage du parhemin [Bible de Hambourg (Hamborgbibelen) 1255 - Bibliothèque Royale de Copenhague - GKS 4 vol.1, folio 183v.]. Réalisation R. Marlier.

LE PAPIER.

Selon la tradition, c'est au début du IIᵉ siècle en Chine que naquit le papier (Les plus anciennes pièces connues datent du IIIᵉ siècle.)

Il était alors composé d'écorces de mûriers, de chanvre et de morceaux d'étoffes et de soie. 

D'Orient il fut introduit en Asie Centrale et en Inde. 

En 751, après la bataille de Samarkand. les prisonniers chinois révélèrent aux Arabes. vainqueurs du Turkestan, les procédés de fabrication qui furent tenus secrets pendant plusieurs siècles. 

De Bagdad, il passa en Syrie, en Egypte, en Afrique du Nord, puis en Espagne et en Italie.

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Papier chinois

Le plus ancien document italien écrit sur papier date de 1109. Il fut rédigé en grec et en arabe par la comtesse Adelaïde de Sicile.

Il faut attendre le XIIIᵉ siècle pour qu'en Italie se mette en place une véritable production de papier (1268, fabrique de Fabriano).

Le papier italien était très apprécié et fut utilisé longtemps dans le monde occidental.

Son procédé de fabrication a peu évolué, il est encore employé aujourd'hui pour la production des papiers de qualité.

Des chiffons de coton, de lin ou de chanvre mis à macérer sont ensuite réduits en charpie.

Cette pâte, rendue homogène par addition d'eau, est ensuite versée dans une cuve.

On y plonge la forme, le tissage métallique emprisonne la pâte à papier.

Au sortir de la cuve, l'eau s'écoule. La feuille grossièrement égouttée est placée entre deux feutres, pressée pour ôter l'excédent d'eau, puis mise à sécher.

Les opérations d'encollage et de satinage viennent ensuite.

Le mot « papier » provient du terme « papyrus ». De part sa ressemblance avec cette fibre, il fut longtemps nommé Charta (ancienne dénomination du papyrus).

Cette appellation était parfois suivie d'un qualificatif évoquant l'origine ou la nature des matières premières utilisées : Charta Pannucea « papier d'étoffe ».

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Cuve de pâte à papier, le papetier y plonge la forme. (Photo Jean-Pierre Gouy®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Forme et pâte à papier. (Photo Jean-Pierre Gouy®)

Tout comme son prédécesseur, le papier pouvait être teinté et subir des préparations spécifiques liées au travail de l'enlumineur.

Ainsi le montre cette recette d'atelier, extraite du livre de Valentin Boltzer (llluminier Buch) traduite en français au XVIIᵉ siècle :

  • « Pour préparer le papier afin qu'il ne boive et que les couleurs s'estendent facilement dessus. :

    Prenés colle de poisson Eisinglass bien nette et fort blanche, mettés la par en pièces menues dans de l'eau sur cendres chaudes a fin qu'elle se dissolve. et face comme une gelée. Trempés dedans icelle colle fondue une esponge molle, laquelle passés sur vostre papier. lequel estant seiché ne boira, n'y ne ridera aulcumement. »

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Les triomphes de Maximilien - Livre sur papier (~1440).

Introduit en France au début du XIVᵉ siècle le papier subira par la suite quelques modifications qui amélioreront son mode de fabrication. Tout comme le papyrus et le parchemin, sa généralisation suscitera des réticences. 

Au XVIᵉ siècle à Florence, les actes notariés seront toujours rédigés sur parchemin.


De la pierre au papyrus, du papyrus au parchemin, puis, du parchemin au papier, l'homme de jadis sut utiliser les propriétés que lui procurait la nature. 

Cette conception teintée de respect et d'humilité lui permit de transmettre sa connaissance tout en exerçant sa créativité.


Qu'en sera-t-il demain ?

Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Dépose de la pâte à papier. (Photo Jean-Pierre Gouy®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Papier filigrané. (Photo Jean-Pierre Gouy®)
Enluminure Arthur & Lancelot f°1 v. plan de fuite « paysage »
Lent séchage du paiper. (Photo Jean-Pierre Gouy®)

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